Interview du Dr Yger, chef de clinique dans le service de neurologie et urgences neuro-vasculaires

Interview du Dr Yger, chef de clinique dans le service de neurologie et urgences neuro-vasculaires

Qu’est-ce qu’un Accident Vasculaire Cérébral ?
L’Accident Vasculaire Cérébral (A.V.C.) est une « souffrance » brutale appelée  parfois « attaque » d’une région du cerveau. On distingue deux grands types d’A.V.C. : l’infarctus cérébral (80 % des cas, artère cérébrale  qui se bouche) et l’hémorragie cérébrale (20 % des cas, artère qui se rompt). L’accident ischémique transitoire (AIT) se manifeste par des signes neurologiques transitoires et traduit un manque d’apport sanguin transitoire dans une zone du cerveau. L’AIT a les mêmes causes et les mêmes risques que l’infarctus cérébral. Il représente donc  la même urgence diagnostique et thérapeutique.

Quels sont les facteurs de risques qui peuvent entrainer un A.V.C. ?
Plusieurs facteurs de risques cardio-vasculaires peuvent entrainer un A.V.C.  Parmi eux, certains sont modifiables et d’autres non- modifiables.
Les facteurs dits « modifiables » sont ceux où l’on peut influencer l’évolution. On retient principalement l’hypertension  artérielle, le tabagisme, le diabète ou encore l’obésité.  L’alcool peut également être facteur d’hémorragie intracérébrale.
Les facteurs dits « non-modifiables » et par conséquent non maitrisables sont l’âge, le sexe  du patient et l’hérédité.

Quels sont les symptômes d’un A.V.C. ?
Un A.V.C. par définition arrive brutalement. L’apparition de signes neurologiques soudains doit immédiatement faire penser à un A.V.C.. Les signes les plus fréquents sont :
– Le trouble brutal du langage,
– Le trouble moteur ou sensitif d’une partie du corps : engourdissement ou paralysie du bras ou de la jambe, d’un seul côté,
– La déviation ou paralysie du visage.

Ces signes varient en fonction de la localisation de la lésion cérébrale responsable de  l’A.V.C.

Quels sont les réflexes à avoir en cas de suspicion d’A.V.C. ?
Faire le 15 ou le 18 à Paris.
Dans tous les cas il faut une prise en charge en urgence car chaque minute compte. Pour les infarctus cérébraux, les neurones étant en souffrance, plus l’artère sera vite débouchée moins les séquelles seront importantes. En attendant les secours, la seule chose à faire est de coucher le patient.

Le Dr Yger est chef de clinique dans le service de neurologie et urgences neuro-vasculaires du Pr Alamowitch. En 2014, elle intègre l’équipe de neurologie de Saint-Antoine après un clinicat à la Pitié-Salpétrière en neuro-vasculaire .